Unusual Originals
Production originale
Éphémère
Dans un monde où la mort est une métamorphose, une fille brise la seule règle sacrée pour voler le dernier jour de sa mère.

Le film
Dans une cité de béton et de brume, la mort n'existe pas. On l'appelle l'Appel. Une fine nervure de lumière dorée s'éveille un jour sous la peau. Elle signifie que votre heure est venue de rejoindre le Temple, un sanctuaire colossal couronné d'un arbre aux feuilles blanches, où les Appelés entrent et ne reviennent pas. Toute la société accompagne ses partants en chantant. On s'incline. On ne pleure pas. Et on ne suit pas. C'est la seule règle sacrée.
Léa a dix-neuf ans. Elle est la seule tache de couleur d'un monde gris. Quand la nervure s'allume sur le bras de sa mère, elle décide que la règle ne s'appliquera pas à elle.
ÉPHÉMÈRE est l'histoire d'un adieu impossible entre une mère qui a accepté et une fille qui refuse. Le portrait d'une société si douce, si aimante, si belle dans ses rituels qu'il faut une enfant qui dit non pour en révéler la vraie nature.

La vision
Nous voulions un film de science-fiction qui ne ressemble pas à de la science-fiction. Pas de vaisseaux, pas d'écrans, pas de néons. Un monde d'un autre temps et d'aucune époque : des tours brutalistes dans le brouillard, des appartements ouvriers au papier peint fané, du thé qui fume dans des tasses en porcelaine, une robe de lin blanc. Au milieu de ce gris minéral, deux couleurs seulement : la chaleur du visage de Léa, et l'or sacré de l'Appel, la plus belle promesse de ce monde et son plus grand mensonge.
ÉPHÉMÈRE parle de la violence des croyances douces. De ces systèmes qui n'ont besoin ni de murs ni de cris parce qu'ils ont l'amour, le rite et la certitude. Le film ne dénonce jamais. Il montre la beauté, sincèrement, pleinement : le chant, la révérence, la sérénité des partants. Et il laisse chacun découvrir, trop tard, qu'il a trouvé la cérémonie magnifique.
C'est aussi, peut-être d'abord, un film sur la transmission. Une phrase traverse le récit, « Every day is the best day », héritée d'un père absent, offerte en adieu, récitée à l'enfant suivante. La même phrase, trois générations, trois sens : une philosophie, un cadeau, une cage. ÉPHÉMÈRE se referme comme un cycle. Son dernier regard, le seul adressé à la caméra, appartient à celle qui devra choisir de le briser.


La fabrication
ÉPHÉMÈRE a été écrit, conçu et produit intégralement par Unusual Studio, dans le cadre du Higgsfield Global Film Festival. Un format qui impose de générer l'ensemble des images et du son par intelligence artificielle, dans un temps de production resserré.
Nous l'avons abordé en studio de cinéma, pas en laboratoire d'images. Une bible d'univers complète. Des personnages castés et dirigés plan par plan. Une grammaire de caméra pensée comme sur un plateau : focales longues, cadres composés, lumière motivée. Un découpage écrit au dixième de seconde. Un montage tenu par une règle simple : chaque plan porte une émotion, une seule, et la porte jusqu'au bout. Plus de trente décors, personnages et accessoires ont été créés et maintenus cohérents sur tout le film, du grain du papier peint aux nervures de l'arbre.
L'intelligence artificielle est ici un outil de mise en scène parmi d'autres. Le goût, la dramaturgie, le rythme, les choix, les refus, les recommencements restent un travail d'artisan. Ce film a été refait autant de fois qu'il le fallait.






Fiche technique
- Titre
- ÉPHÉMÈRE (EPHEMERAL)
- Genre
- Drame · science-fiction
- Durée
- 5 min 27
- Format
- 21:9
- Réalisation, écriture, production
- Houssam Yousfi
- Studio
- Unusual Studio
- Images & son
- Générés par IA (Higgsfield · Seedance)
- Festival
- Higgsfield Global Film Festival 2026

Unusual Studio raconte des histoires avec les outils de son époque. ÉPHÉMÈRE est notre première lettre.